| |
|
|
|
|
|
Le Chanteur d'Histoires
Depuis les temps les plus reculés, le Cantastorie était celui qui allait en vadrouille pour chanter et déclamer ses "histoires".
Celui-ci, en général, s'arrêtait sur les places, aux coins des rues, sur un marché, là ou il y avait beaucoup de gens de passage et commençait à chanter, àjouer de la musique et tout le monde se regroupait pour écouter et regarder.
Autour du Cantastorie se formait le "treppo", qui, en jargon, veut dire "gros regroupement de personnes".
Le spectacle était fait avec spontanéité et improvisation, la musique était populaire, le language simple et spontané, adapter à susciter émotions et sentiments.
Pendant la période médiévale, la musique était essentiellement liée au culte religieux; avec la naissance de la période carolingienne elle commençà s'étendre et à se manifester à un caractère profane. En effet, durant les fêtes et les banquets, des bals et dances s'organisaient pour agrémenter la vie des cours et des chateaux.
Entre les baqueto médiévaux et le régime alimentaire sévère d'aujourd'hui il y a une différence profonde. Le trop et le peu en contraste brutal. Un élément désormais disparu, mais qui au contraire, devrait accompagner harmonieusement les mets et la musique. Les convives, un temps, connaissaient des codes musicaux pour accompagner les plats, du son des instruments ils savaient quel met était en train d'arriver. Les instruments à vent accompagnaient les plats les plus légers, ceux à percussions les mets plus forts destinés à susciter des sentiments de passion dans les esprits; les instruments à cordes s'unissaient tantôt à l'un tantôt à l'autre. Chaque plat était accompagné d'une musique différente: les trombes ouvraientle banquet réveillant les appétits, puis le tour des violes à arc, des flutes, du clavecin, de la flute alemane, des rebecs, de l'orchestre, des organes à registres variés... le tout dans une explosion de chants et récitations de madrigaux et de notes plaisantes lancés par les bouffons qui tournaient autour des tables dans l'abondance de serviettes blanches, de carafes et de carafons, fleurs et pains de formes variées. Quand nous lisons ces descriptions nous sommes bien désolés d'être nés dans un siècle ou la règle principale à observer est de se dépêcher, que ce soit pour manger ou dans la préparation des plats.
Nous, du Canstastorie, nous nous efforcons de réessayer. Et vous...? |